L'Organisation Internationale du Travail s'exprime sur le travail décent dans le secteur des soins
Le mois dernier, la conférence de l'Organisation internationale du travail (OIT) a eu lieu à Genève. La 112ème session de la Conférence internationale du travail a adopté dans une résolution une série de conclusions soulignant l'importance du secteur des soins et du travail décent dans le secteur des soins. L'Unisoc, via la délégation de la FEB, a participé à ce travail pour la première fois.
Une fois par an, au début du mois de juin, les partenaires sociaux et les gouvernements de tous les pays du monde se réunissent à Genève pour discuter d'un certain nombre de questions d'actualité dans le monde du travail. Cette fois-ci, l'un des thèmes abordés concernait les secteurs des soins et du bien-être ("le travail décent et l'économie des soins").
Les partenaires sociaux et les gouvernements ont proposé un certain nombre de conclusions dans un texte commun. En voici une liste non exhaustive :
- Les secteurs des soins et du bien-être sont présentés comme des secteurs essentiels pour la société (au niveau social, économique et écologique).
- Des secteurs des soins et du bien-être qui fonctionnent bien contribuent à une société plus saine et plus résistante, créent des emplois et stimulent la productivité.
- L'importance d'investir dans des services de soins de qualité, abordables, adéquats et accessibles, y compris la garde d'enfants, les soins de santé et les soins de longue durée.
- Une distinction est faite entre les soins rémunérés et les soins non rémunérés. Il est important d'investir dans les deux, car les deux formes de soins sont complémentaires.
- L'attention est portée sur les défis à relever dans les secteurs des soins et du bien-être : l’augmentation de l'attractivité des secteurs des soins et du bien-être, améliorer les conditions de travail, le bien-être au travail (par exemple, l'agression) et veiller à l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Ces différents défis sont bien sûr différents dans chaque pays.
- L'accent est mis sur le fait que le travail et les soins ne sont pas des marchandises. L'Organisation internationale du travail s'inquiète ainsi de la commercialisation des secteurs des soins et du bien-être. Elle souligne toutefois les possibilités offertes par les partenariats public-privé.
- L'Organisation internationale du travail encourage les pays à mettre en œuvre les différentes conventions sur le travail décent. C'est déjà le cas en Belgique.
Remarque : dans la définition de l’OIT, « l'économie des soins » englobe les secteurs des soins et du bien-être ainsi que l'enseignement.
Si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur ce sujet, veuillez consulter le site web de l'Organisation internationale du travail. Les conclusions sont disponibles en français.